| Dans nos facs comme ailleurs : ni nucléaire, ni effet de serre ! |
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En ces heures sombres, le syndicat écologiste Fac Verte exprime toute sa solidarité aux victimes des récentes catastrophes qui ont ébranlé le Japon ainsi qu'à leurs proches. Cet accident est une démonstration brutale de la réalité du nucléaire : énergie dangereuse, coûteuse et impropre à répondre aux défis environnementaux actuels. En France, les choix énergétiques ont toujours échappé au débat démocratique, y compris dans l’enseignement supérieur. Car il s’agit bien là de choix; contrairement à ce qu'affirme le gouvernement lorsqu'il dit qu'il n'y a aucune subvention pour le nucléaire.
Car qui forme les techniciens? Les ingénieurs? Les chercheurs ? L'Université française, financée en grande partie par les contribuables ! Et qui oriente le contenu des enseignements? Influence ou non le financement de telle ou telle recherche? L'Etat. L'enseignement supérieur se retrouve ainsi l'un des premiers acteurs de ces choix stratégiques, comme l'illustre la convention signée récemment entre la Conférence des Présidents d'Université (CPU) et le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) [1]. La politique de recherche du gouvernement français n'investit que trop peu en direction des énergies renouvelables et des technologies de reconversion des sites nucléaires. Les politiques de recherche conditionnent les politiques de formation. Sur des sujets aussi sensibles, il est impératif de lier les attentes de la société, les exigences environnementales et la recherche scientifique. Dans ce cadre, l'université peut, et doit être un puissant outil stratégique de la préparation à la nécessaire conversion écologique de nos sociétés. Nous sommes bien conscients que l'on ne changera pas de modèle économique du jour au lendemain et que la mutation du secteur énergétique nécessite d'importants efforts de formation et de reconversions professionnelles. Les différents scénarios de sortie du nucléaire montrent tous que dans les faits une sortie du nucléaire est possible en 15 ou 20 ans. Profitons de l'arrivée en fin de vie d'un grand nombre de réacteurs français pour nous poser la question de leur non-remplacement et de notre engagement sur le chemin des énergies renouvelables.
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