| A quoi joue le gouvernement ? |
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Communiqué du 22 juin 2007 Réforme des universités : à quoi joue le gouvernement ? Vite, trop vite. Mal, très mal. En quelques mots, voilà ce qui pourrait résumer le passage en force du gouvernement sur le projet de réforme portant sur l'autonomie des universités. En jetant aux oubliettes les acquis d'une gouvernance démocratique des universités, en ouvrant la porte à des financements privés, en lançant une réforme à deux vitesses pour les universités, en n'encadrant pas la future autonomie (gestion écologique du bâti par exemple ou des ressources humaines), etc, le gouvernement propose un virage dangereux pour les universités ! La mise à sac progressive du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche inquiète au plus haut point Fac Verte. La teneur des propos du Ministère, après une rencontre jeudi 21 juin, n'est pas de nature à dissiper les craintes du syndicat écologiste. Aucune garantie n'a été donnée quant au maintien du statut de la fonction publique dans les universités, au refus d'une privatisation des universités (désormais possible via des fondations), à la disparition progressive des représentants des étudiants et des personnels non-enseignants dans les conseils d'administration, aux conditions de sélection à l'entrée des masters, etc. Si la perspective du Grenelle de l'Environnement pousse le Ministère à regarder plutôt d'un bon oeil les propositions de Fac Verte pour des « universités au coeur du développement soutenable », Dohina Khan, coprésidente de Fac Verte, précise que « notre organisation ne se laissera pas avoir par le chiffon "vert" agité sous nos yeux. Les dérives graves de cette réforme, surtout en terme de démocratie, nous poussent à redoubler de vigilance ». C'est pourquoi, l'organisation écologiste va proposer à l'ensemble des groupes parlementaires des rencontres pour faire part de ses craintes, et de leur fondement, avant l'examen du projet de loi devant le Parlement en juillet. Gaël Roustan conclut : « Fac Verte est pour une réforme. Mais nous ne sommes pas naïfs et n'accepterons pas la douche froide de l'été. Dès l'automne, les étudiants pourraient réchauffer le gouvernement... A croire que le passage en force pour le CPE ne semble pas lui avoir servi de leçon. » Contact presse : Gaël Roustan 06-79-76-17-27
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