Fac Verte - L'écologie universitaire
Masterisation de la formation des enseignants Imprimer Envoyer

Le gouvernement demande aux universités de faire le sale boulot…

 

En 2008-2009, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education Nationale, propose d’amener l’ensemble des nouveaux enseignants au niveau master. Intéressant, si le projet n’était guidé que par la seule logique économique et la volonté de faire artificiellement baisser le nombre de postes par l’allongement de la formation… Suite à des protestations vigoureuses dans les IUFM, la réforme est repoussée. 2009 toujours, Chatel débarque, avec l’intention de faire au moins aussi bien que son prédécesseur…

 

Comment demander à un étudiant de faire en un an ce qu’il faisait en 3 ?

Il faudra désormais pour espérer être titularisé effectuer la même année : la rédaction d’un mémoire de master à dimension recherche, le passage des concours, et une formation sur le terrain sous la forme de stages. Ces stages dits « 108 heures » seront effectués par les M2 admissibles au concours (c.a.d. ayant réussi l’écrit) en pleine responsabilité. Donc il sera possible, sans le concours, d’enseigner directement devant des classes.

 

Le scandale d’une formation professionnelle au rabais

Après cette première année des plus réjouissantes, vient le moment de l’année de formation. L’ancien système consacrait, de manière très encadrée, 1/3 des heures sont passées à enseigner, et 2/3 servent à la formation à l’IUFM, le tout réparti sur toute la semaine. Fini ! A la place, ce sera 2/3 en classe, 1/3 formation, groupée sur 6 semaines, de Toussaint à Noël. Une fois terminée cette formation, hop ! Directement devant la classe, sans le moindre tutorat : un travail de prof avec un salaire de stagiaire…

 

Pourquoi cela concerne-t-il toute l’université ?

Parce que les candidats aux concours du secondaires seront intégrés aux masters déjà existants ! Les contenus des concours et des programmes scolaires n’ayant rien à voir avec les contenus enseignés à l’université, le niveau des masters concernés risque d’en pâtir à cause des compromis qu’il faudra bien trouver ! Ce sont toutes les formation qui risquent d’être tirées vers le bas.

 

Fac Verte s’oppose !

Partout où ils sont présents, dans les conseils des universités ou dans la rue, les militants de Fac Verte s’opposent frontalement à cette réforme qui n’a que l’économie de postes comme logique, et mène au casse-pipes des générations entières d’enseignants et d’élèves. Elle demande qu’une réelle négociation ait lieu entre tous les acteurs de l’Education Nationale et les universitaires, pour une réforme qui garantisse une formation de qualité aux enseignants de demain, ainsi que des professeurs bien formés pour les élèves.

 

Contact :

CUCAROLLO Jérôme (co-secrétaire)

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06-71-60-58-38

 

 
DES REFORMES AUX COUPES BUDGÉTAIRES : LES ETUDIANTS ET LES UNIVERSITES EUROPEENNES SACRIFIÉES Imprimer Envoyer


Sous couvert de la crise économique, les gouvernements européens réforment leurs systèmes universitaires remettant en cause l’accès à une université de qualité pour tous. Les coupes budgétaires dans les universités publiques européennes interviennent dans une refonte générale de l'enseignement supérieur qui vise à terme, à mettre en concurrence les universités sur le marché globalisé de la connaissance.

Chacune doit développer des stratégies pour prendre part à la course aux classements des universités mondiales : regroupements, augmentation des partenariats public-privés, constitution de fondations. Cet éventail, cadré par les gouvernements, remet en cause la liberté des universités en la soumettant au monde économique. L'Université ne favorisera plus l’épanouissement des individus, l’esprit critique, la recherche indépendante, l’expérimentation d’idées alternatives pour une autre société. Elle accompagnera les entreprises dans une logique de profit et de croissance à tout prix, par la mise en place de formations sur mesure pour les employeurs et des recherches débouchant sur une rentabilité quasi immédiate.

Ce désengagement des pouvoirs publics s’accélère avec la crise économique: la nécessité de réduire les déficits publics à tout prix conduit à une politique de coupes budgétaires massives. Les universités sont les premières à faire les frais de cette politique, accélérant l’engagement des acteurs privés.

Ces orientations politiques touchent l’ensemble des pays européens et notamment La Grèce, la Bulgarie, et l’Autriche, le Royaume-Uni et l'Italie.

Le gouvernement italien procède à des coupes budgétaires à travers la réforme Gelmini. Celle-ci conduira a une baisse conséquente des budgets alloués : 1,4 milliard de moins, ce qui représente une réduction de 20% par rapport au budget de 2008.  Cette baisse se traduit par une dégradation de la qualité de l'enseignement et des conditions d'études : une réduction significative du nombre d'enseignements et de personnels (seul un départ à la retraite sur cinq sera remplacé), une baisse des financements de la recherche et des services nécessaires au bon fonctionnement de l'université.

Par ailleurs, les étudiants les plus précaires sont également touchés : on assiste à une diminution du montant global des bourses d'étude de 90%et une augmentation des frais d'inscription.

Pour couronner le tout, les universités ont la possibilité de se transformer en fondations privées révolutionnant le principe même d'un enseignement supérieur libre et accessible au plus grand nombre. Les investisseurs privés financeront des formations orientées uniquement pour des étudiants issus de milieux favorisés. Cette réforme vise à instaurer une université de riches, par les riches, pour les riches.

En réaction, les étudiants se sont fortement mobilisés : blocage de voies de communication, occupation de lieux emblématiques : monuments, tels que la tour de Pise ou le colisée de Rome, des institutions nationales et des blocages d'universités.

De l’autre coté de la Manche, la tension monte depuis plus de 6 mois. Depuis 3 semaines, la colère s’est cristallisée contre les coupes budgétaires du gouvernement Cameron. Le plafond des frais d’inscription est passé de 3000 à 9000 £ entrainant de fait, une augmentation des inégalités entre étudiants : les plus précaires trinquent. Les coupes auront des conséquences similaires à la réforme des Universités italienne, via notamment la dégradation de la qualité des enseignements. Face à cela, les mobilisations prennent la forme d’occupation et de blocage de certaines universités, ainsi que de manifestations massives. Pour l'instant, la seule réponse du gouvernement Cameron est d'envoyer la police pour tenter de casser les mouvements de grève.

Contre toutes ces réformes qui affectent les pays européens, Fac Verte soutient l’ensemble des mouvements dans leurs luttes contre ces coupes budgétaires. Ces combats engagent l’avenir de nos universités et à travers cela l’avenir même de nos sociétés européennes.

 

 

 
interview dans info campus Imprimer Envoyer

Le 16 novembre 2011, Jérôme Cucarollo, Porte parole fédéral était sur France info :

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Le ministère reporte les élections des représentants étudiants au CROUS : Face au risque d’un vote sanction, Fac Verte dénonce un gouvernement au courage variable Imprimer Envoyer

Communiqué de Fac Verte – L'écologie universitaire

Grenoble, le 30 janvier 2012

 

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a annoncé aujourd’hui sa décision de reporter les élections des représentants étudiants au CROUS (Centres Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires). Le ministère prétexte que des élections en mars, dates habituelles, ne se dérouleraient pas dans un climat serein.

Fac Verte dénonce cette décision qu’elle considère ni plus ni moins comme un déni de démocratie. Le ministère ne recherche pas un climat apaisé pour les élections étudiantes, il craint de voir la réalité en face : la politique de précarisation et de casse des droits des étudiants depuis cinq ans expose le gouvernement à un vote sanction, ceci à quelques semaines des élections présidentielles.

Le syndicat étudiant écologiste avait déjà dénoncé une représentation mal adaptée à la réalité du terrain, avec des mandats à cheval sur trois années d’études. La mobilité des étudiants ainsi que les études touchant à leur fin rendent malheureusement exceptionnels les mandats assurés de bout en bout. Avec ce report, Laurent Wauquiez s’assure d’une représentation étudiante minimale dans les CA des CROUS au mépris du moindre principe démocratique.

Après avoir sensiblement réduit la représentation étudiante dans les conseils centraux des universités par la réforme LRU, la majorité UMP montre une nouvelle fois son mépris pour la démocratie universitaire.

Après avoir tant vanté le courage de son gouvernement ces derniers jours, Laurent Wauquiez se défile devant un scrutin qui pourrait potentiellement lui être défavorable.

Fac Verte demande que le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche s’explique immédiatement sur cette décision.

Fac Verte propose, pour améliorer la participation aux élections étudiantes, d’en faire un évènement national en organisant les scrutins partout le même jour, dans toutes les académies.

 

Contact presse :
Jérôme Cucarollo Porte-parole/Coprésident Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. 06 71 60 58 38

 
L’Espace Vie Etudiante (EVE) de Grenoble : un exemple d’autogestion étudiante à défendre ! Imprimer Envoyer

Fac Verte, le syndicat étudiant écologiste soutient l’action du comité de mobilisation des usagers de l’Espace de Vie Etudiante (EVE) du campus de Grenoble.

Cet espace unique en France, est à la fois une salle de spectacle et de diffusion culturelle, un lieu de conférences et le support d’une activité associative intense qui dépasse le cadre strict de l’université pour s’ouvrir aux autres citoyens.

Ce lieu qui est intégralement autogéré par des étudiants pour les étudiants via une délégation de service public est aujourd’hui en danger. En effet, la prise de contrôle du bâtiment par le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) de l’Université de Grenoble s’accompagne d’un projet de démantèlement de la gestion entre trois opérateurs distincts :

- L’Université de Grenoble pour la partie gestionnaire du bâtiment : maintenance, nettoyage et surtout attribution des salles ;

- Un opérateur extérieur pour le Grand Café, principale source d’autofinancement de l’association gestionnaire du bâtiment ;

- Ne reste aux étudiants que la dimension animation et culture « jeune », selon les mots utilisés par les représentants du l’Université de Grenoble.

La fédération Fac Verte dénonce l’attitude de l’Université de Grenoble dans ce dossier. EVE est un espace connu et reconnu pour la qualité de sa gestion et son dynamisme, il devrait être pris en exemple par tous les pôles universitaires français au lieu d’être traité comme un problème à éliminer.

Fac Verte rappelle son soutien au combat du comité d’usagers pour la défense du modèle actuel de EVE. Le syndicat étudiant écologiste en appelle à tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche pour prendre position en faveur la gestion actuelle de ce bâtiment en particulier, et pour la multiplication de ce type d’initiatives partout ailleurs.

 

 

 

 

 

 

 
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