Le 16 novembre 2011, Jérôme Cucarollo, Porte parole fédéral était sur France info :
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L’Espace Vie Etudiante (EVE) de Grenoble : un exemple d’autogestion étudiante à défendre !
Fac Verte, le syndicat étudiant écologiste soutient l’action du comité de mobilisation des usagers de l’Espace de Vie Etudiante (EVE) du campus de Grenoble.
Cet espace unique en France, est à la fois une salle de spectacle et de diffusion culturelle, un lieu de conférences et le support d’une activité associative intense qui dépasse le cadre strict de l’université pour s’ouvrir aux autres citoyens.
Ce lieu qui est intégralement autogéré par des étudiants pour les étudiants via une délégation de service public est aujourd’hui en danger. En effet, la prise de contrôle du bâtiment par le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) de l’Université de Grenoble s’accompagne d’un projet de démantèlement de la gestion entre trois opérateurs distincts :
- L’Université de Grenoble pour la partie gestionnaire du bâtiment : maintenance, nettoyage et surtout attribution des salles ;
- Un opérateur extérieur pour le Grand Café, principale source d’autofinancement de l’association gestionnaire du bâtiment ;
- Ne reste aux étudiants que la dimension animation et culture « jeune », selon les mots utilisés par les représentants du l’Université de Grenoble.
La fédération Fac Verte dénonce l’attitude de l’Université de Grenoble dans ce dossier. EVE est un espace connu et reconnu pour la qualité de sa gestion et son dynamisme, il devrait être pris en exemple par tous les pôles universitaires français au lieu d’être traité comme un problème à éliminer.
Fac Verte rappelle son soutien au combat du comité d’usagers pour la défense du modèle actuel de EVE. Le syndicat étudiant écologiste en appelle à tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche pour prendre position en faveur la gestion actuelle de ce bâtiment en particulier, et pour la multiplication de ce type d’initiatives partout ailleurs.
Dixième mois de bourse, victoire cache-sexe de la précarité étudiante !
Communiqué de Fac Verte – L'écologie universitaire Grenoble, le 27 août 2011
Promis par Valérie Pécresse en 2009, le dixième mois de bourse est enfin officiellement validé par Laurent Wauquiez, fraîchement nommé au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le syndicat étudiant écologiste Fac Verte se félicite de cette annonce, et s'associe à la satisfaction de toutes les organisations étudiantes qui se sont mobilisées en plein été contre cette nouvelle attaque envers les plus précaires.
Après l'épisode des APL et des demi parts fiscales l'été dernier, le gouvernement a une fois de plus tenté de s'attaquer aux droits des étudiants pour des économies de bouts de chandelles à l'échelle de l’État Ce n'est pas grâce à la bonne volonté du gouvernement mais bien grâce à la pression qui a été mise sur le ministère que ce dixième mois sera versé. Cette revendication est légitime et ne fait que s'adapter à l'allongement des périodes annuelles d'étude voulues par Mme Pécresse. Mais cette victoire ne doit pas faire oublier ni les nombreux reculs que connaissent tous les étudiants lors de cette rentrée, ni les conditions de grande précarité dans lesquelles se trouvent de nombreux étudiants qu'ils soient boursiers ou non.
Outre l'augmentation générale du coût de la vie : – Contre l'avis du CNOUS, le ministère décide unilatéralement d'augmenter le prix du ticket RU, et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Sous la pression d'une politique de rigueur qui impose des réductions drastiques des dépenses des CROUS à tous les niveaux, on voit la nourriture baisser en qualité et en quantité depuis plusieurs années. – Les politiques immobilières de logement étudiant laissent de côté les logements aux loyers les plus bas, excluant les étudiants les plus précaires. – Augmentation générale des frais d'inscription, et pas de mesures radicales contre les frais illégaux que pratiquent certaines universités. – Enfin, il n'y a toujours aucune prise en compte du salariat étudiant dans l'organisation des études, celui-ci étant pourtant de plus en plus répandu.
En conséquence, et malgré la victoire que représente la confirmation du financement du 10e mois de bourse, cette bonne nouvelle ne saurait masquer l'augmentation généralisée de la précarité étudiante en cette rentrée 2011.
Fac Verte s'indigne de cette situation, et demande que des actions concrètes et ambitieuses soient engagées, telles que : – L'encadrement des loyers dans les logements publics et privés – La mise en place d'un revenu universel de formation correspondant à 16 semestres d'études
Contacts : Hugues Ménard (porte-parole fédéral) 07 86 50 44 62
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Jérôme Cucarollo 06 71 60 58 38
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Indépendante et démocratique, Fac Verte est une organisation syndicale étudiante écologiste dont les actions s’inscrivent dans le champ de l’enseignement supérieur. Unitaire, Fac Verte est le réseau universitaire de toutes les écologies.
Dans nos facs comme ailleurs : ni nucléaire, ni effet de serre !
En ces heures sombres, le syndicat écologiste Fac Verte exprime toute sa solidarité aux victimes des récentes catastrophes qui ont ébranlé le Japon ainsi qu'à leurs proches.
Cet accident est une démonstration brutale de la réalité du nucléaire : énergie dangereuse, coûteuse et impropre à répondre aux défis environnementaux actuels. En France, les choix énergétiques ont toujours échappé au débat démocratique, y compris dans l’enseignement supérieur. Car il s’agit bien là de choix; contrairement à ce qu'affirme le gouvernement lorsqu'il dit qu'il n'y a aucune subvention pour le nucléaire.
Car qui forme les techniciens? Les ingénieurs? Les chercheurs ? L'Université française, financée en grande partie par les contribuables ! Et qui oriente le contenu des enseignements? Influence ou non le financement de telle ou telle recherche? L'Etat. L'enseignement supérieur se retrouve ainsi l'un des premiers acteurs de ces choix stratégiques, comme l'illustre la convention signée récemment entre la Conférence des Présidents d'Université (CPU) et le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) [1]. La politique de recherche du gouvernement français n'investit que trop peu en direction des énergies renouvelables et des technologies de reconversion des sites nucléaires.
Les politiques de recherche conditionnent les politiques de formation. Sur des sujets aussi sensibles, il est impératif de lier les attentes de la société, les exigences environnementales et la recherche scientifique. Dans ce cadre, l'université peut, et doit être un puissant outil stratégique de la préparation à la nécessaire conversion écologique de nos sociétés.
Nous sommes bien conscients que l'on ne changera pas de modèle économique du jour au lendemain et que la mutation du secteur énergétique nécessite d'importants efforts de formation et de reconversions professionnelles. Les différents scénarios de sortie du nucléaire montrent tous que dans les faits une sortie du nucléaire est possible en 15 ou 20 ans. Profitons de l'arrivée en fin de vie d'un grand nombre de réacteurs français pour nous poser la question de leur non-remplacement et de notre engagement sur le chemin des énergies renouvelables.
Parce que nous pensons que les orientations énergétiques doivent être des choix démocratiques, Fac Verte se joint à l'appel formulé par tous les écologistes français, du Réseau Sortir du Nucléaire à Greenpeace en passant par les partis politiques, à la tenue d'un grand débat national sur l'avenir énergétique de notre pays, suivi d'un référendum.
Indépendante et démocratique, Fac Verte est une organisation syndicale étudiante écologiste dont les actions s’inscrivent dans le champ de l’enseignement supérieur. Unitaire, Fac Verte est le réseau universitaire de toutes les écologies.