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Vers une écologie universitaire |
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Après le réveil, la gueule de bois
Texte de référence de Fac Verte – l’Ecologie Universitaire 11 novembre 2011
Qui sommes-nous ? Indépendante et démocratique, Fac Verte est une organisation écologiste dont les actions s’inscrivent dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche. Notre combat en faveur d’un développement soutenable et désirable nous impose, par essence, la transversalité et la globalité. C’est pourquoi notre organisation est ouverte à tous les écologistes gravitant dans la sphère de l’enseignement supérieur, qu’ils soient étudiants, membres du personnel enseignant et non-enseignant, chercheurs. . .
Pourquoi nous mobilisons-nous ? Partout, le productivisme d’Etat ou de marché brise l’espoir des générations futures de vivre sur une Terre hospitalière. La planète est à la dérive, l’humanité est en danger. Faisons des universités, le laboratoire d’un autre monde !
Que voulons-nous ? Nous ne nous résignons pas. A l’égoïsme, au cynisme et au profit, nous répondons par l’émancipation et l’épanouissement personnel et collectif, la responsabilité et la solidarité. Nous faisons le choix d’une autre société, plus équitable et plus humaine, notamment par la remise en cause de la notion de croissance. Nous faisons le choix d’une économie relocalisée, d’une agriculture biologique et paysanne, du commerce équitable, des transports doux, des énergies renouvelables, d’un revenu universel, de la paix et de la non-violence, du métissage et de la diversité, de la solidarité inter-peuples, de l’égalité des genres, d’une éducation alternative, d’une recherche au service de la société civile. Nous sommes les artisans d’un nouveau paradigme civilisationnel.
Que proposons-nous ? Revenu d’autonomie pour les étudiants, autoproduction et AMAP, droit à une véritable formation tout au long de sa vie, agriculture biologique dans les RU, subsidiarité et décentralisation, défense du service public, notamment celui de l’enseignement supérieur, construction de logements étudiants à énergie passive, Agenda 21 et démocratie dans les universités, écologisation de ses institutions, coopération et solidarité européennes et internationale avec les étudiants étrangers, relance des politiques de recherche…
Avec qui travaillons-nous ? Fac Verte est dans une logique de partenariat, en réseau avec l’ensemble des forces écologistes et anti-productivistes, qu’elles s’inscrivent dans la sphère politique, syndicale, associative, intellectuelle, culturelle, médiatique, laïque ou spirituelle.
Unitaire, Fac Verte est le réseau de l’écologie syndicale universitaire |
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Charte des valeurs fondamentales de Fac Verte – l’Ecologie Universitaire |
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adoptée en assemblée générale ordinaire à Saint Martin d’Hères
11 novembre 2011
Fac Verte – l’Ecologie Universitaire rassemble l’ensemble des acteurs de la sphère de l’enseignement supérieur et de la recherche intéressés par l’écologie, mais aussi l’ensemble des écologistes intéressés par cette sphère.
- Fac Verte promeut et défend l’écologie universitaire, c’est- à-dire une écologie politique pour un monde plus solidaire, plus démocratique et plus respectueux de son environnement.
- Son action commence dans nos lieux d’études et de vie. Son action est autant syndicale qu’associative.
- Fac Verte est indépendante de toute autre organisation.
- Fac verte est en recherche permanente d’un fonctionnement interne le plus démocratique possible.
- L’éthique de l’engagement est le socle de nos actions et doit être sans cesse au cœur de nos préoccupations.
- Fac Verte est une structure fédérale, dont la base est le groupe local, autonome et solidaire.
- Fac Verte a vocation à rassembler l’ensemble des écologistes autour de ces quatre piliers : environnement, altermondialisme, solidarité et démocratie.
Notre diversité est une richesse. |
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Motion thématique sur l’éthique de l’engagement |
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Assemblée Générale Fac Verte – Saint Martin d’Hères
12 novembre 2011
Sous le principe « d’écologie universitaire », que défend Fac Verte, coexistent des idées, des pratiques aussi, indissociables des valeurs que nous portons. L’objet de cette motion est non d’engager un vaste débat sur d’obscurs concepts, mais plutôt d’affirmer notre éthique de l’engagement. Le syndicalisme, l’associatif, passent par des pratiques concrètes, un savoir-faire.
Nous tenons à défendre certains grands principes, inscrits au cœur de notre pratique militante. La pertinence de notre discours ne peut se passer d’une nouvelle façon de procéder, fondée sur une éthique forte.
- Faire adhérer dans le seul but de l’adhésion n’a aucun sens. Privilégions les militants aux adhérents. De fait nous nous engageons, par exemple, à ne pas assaillir les étudiants sur les files d’inscription à la rentrée universitaire.
- Réclamons des espaces d’expression syndicale dans nos facs, afin que l’affichage « sauvage » ne soit plus le passage obligé pour communiquer. Par ailleurs, les campagnes d’affichage massif doivent être réservées à des situations précises : élections, campagnes-action ciblées ; et ce dans le respect de l’environnement de nos campus. Et si nous exigeons un respect de la part des autres organisations syndicales pour notre liberté d’expression, nous nous engageons à respecter la leur. Par conséquent, nous refusons d’entrer dans le jeu dérisoire de l’arrachage d’affiche.
- Nous rappelons d’autre part que le tractage massif : coûteux, peu écologique, et surtout bien souvent inefficace, doit être, dans la mesure du possible, limité à des communications bien précises : évènements ponctuels, journées d’élections, etc. Prendre le temps de rencontrer les étudiants, les professeurs, les personnels de l’enseignement supérieur est une approche à privilégier. Humainement plus gratifiant, politiquement plus efficace, cette pratique doit s’inscrire dans une approche différente des relations humaines. Nous devons être accessibles, ouverts et à l’écoute des acteurs de nos facs. Par ces discussions nous enrichirons notre discours et celui-ci sera d’autant mieux perçu.
- En interne, reléguons toute forme de personnification. Limitons d’autre part le cumul des mandats (entre les différents conseils représentatifs : (CROUS, Universités, Facultés, et nos responsabilités en interne). Militons ardemment pour la parité en étant nous-mêmes irréprochables sur les listes que nous présentons. Rappelons qu’un adhérent de fac verte vaut un autre adhérent. Respectons l’investissement de chacun : nous ne sommes pas des « soldats-militants ». Sachons vivre, étudier, travailler, aimer ou sortir en dehors de Fac Verte ! Communiquons entre-nous. Les non-dits, les manœuvres en douce, n’ont pas le droit de cité chez nous. S’ils permettent à quelques uns de briller, ils nuisent durablement à Fac Verte. Par conséquent, vivons la démocratie dans notre fonctionnement, nous serons d’autant plus crédibles pour la promouvoir ailleurs.
- Faisons vivre la démocratie dans les conseils et en dehors, en poussant à la mise en place régulière, entre autre, de budgets participatifs, de référendums. La décision appartient à tous, pas seulement aux cadres syndicaux. Prenons donc la peine d’investir le plus grand nombre d’entre nous dans les rapports avec les instances décisionnelles, les décideurs administratifs, les autres organisations, les étudiants. En retour, communiquons largement auprès des acteurs des universités, notamment par des comptes-rendus. La première mission d’un syndicat est de faire redescendre les informations, de présenter les enjeux, de donner des clés à chacun pour se forger un avis sur les problèmes que rencontre aujourd’hui l’enseignement supérieur. C’est par cela que nous représenterons une nouvelle pratique du syndicalisme, forgée sur les valeurs de l’écologie.
- Revendiquons encore et toujours notre caractère associatif. Nos projets nous permettrons d’avancer vers des facs plus écologistes. Présents autant dans les conseils que sur le terrain, nous œuvrons en profondeur pour opérer des changements durables dans le fonctionnement de nos campus. Dépassons donc en permanence les enjeux de politique politicienne dans lesquels trop s’enferment. Soyons toujours francs et respectueux avec nos partenaires. C’est comme cela que nous construirons notre légitimité auprès de l’ensemble des acteurs de nos facs.
- Rappelons aussi que Fac Verte est indépendante de toute autre organisation politique. Malheureusement, le système de financement actuel des organisations représentatives, basée sur les élus nationaux du CNOUS et du CNESER empêche l’émergence de forces nouvelles. Battons-nous pour que ce système injuste de financement soit réformé en profondeur. C’est l’une des voies pour faire vivre la démocratie dans l’enseignement supérieur.
- D’autres pistes sont à explorer, enfin, s’agissant de la démocratie dans l’enseignement supérieur : élections dans les conseils centraux étalées sur deux jours, regroupement des élections CROUS le même jour sur toutes les académies, bureaux de vote placés sur les lieux de passage des étudiants, tractage interdit à l’intérieur des bâtiments les jours d’élections, part des étudiants accrue dans les différents conseils, ouverture au public de ces mêmes conseils, etc. Fac Verte, par ses pratiques, doit être un exemple de démocratie.
Fac Verte, par ses valeurs, doit pousser à faire vivre la démocratie. Socle de nos valeurs, l’éthique de l’engagement doit être sans cesse au cœur de nos préoccupations. |
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