| Altermondialisme |
|
|
Nous étudions tous sur la même planète !
La pollution, l'économie et la connaissance n'ont pas de frontières. Nous faisons partie de cette génération qui a compris une chose : les ressources planétaires sont limitées, nous vivons tous sur la même planète et nous n'en avons pas de rechange ! Opposons donc à la mondialisation ultra-libérale, à celle de la guerre, de la prédation et de l'argent, une mondialisation écologiste, de la paix, des droits et de la démocratie. Plus qu'un lieu de résistance, faisons des universités un laboratoire où s'inventeront enfin des nouveaux mondes. Parce qu'une autre université est possible !Plus et mieux d’Europe dans nos études
Nous refusons que l'Europe ne soit qu'un grand marché unique, une zone de libre échange prolongeant les effets désastreux de la politique de dérégulation de l'OMC. Comme une écrasante majorité de la jeunesse, Fac Verte attend de l’Europe des avancées significatives dans les domaines de la politique, du social et de l’environnement. L’éducation n’échappe pas à ces nouvelles exigences. Défendre des acquis, c’est bien, mais se mobiliser pour en obtenir d’autres, c’est mieux ! C’est pourquoi nous ne nous satisfaisons pas du mot d’ordre « maintien du cadre national des diplômes ». Au contraire, nous exigeons pour ces derniers un cadre européen, reconnu au plus haut niveau par l’Union, son parlement et tous ses pays membres. Aujourd'hui, notre système d'enseignement supérieur est menacé à la fois par l'offensive néolibérale du modèle anglo-saxon et à la fois par le conservatisme national, qui rejette a priori toute réforme et qui se condamne par là-même à disparaître. Il s'agit pour nous de construire un modèle européen alternatif, alliant les conditions de l'épanouissement personnel de tous ses étudiants à la modernité, la mobilité, la gratuité, l'égalité, et l’excellence. C'est pour ces raisons que nous souhaitons un grand service public européen de l'enseignement supérieur, l'organisation systématique d'un semestre minimum effectué dans un autre pays de l'Union durant le premier ou le deuxième cycle, un statut social pour tous les étudiants d'Europe et une véritable politique de recherche à l'échelle européenne. L’éducation n’est pas une marchandise !
Par nature, l'université ne connaît pas les frontières. Au Moyen-Age et à la Renaissance, les étudiants et les enseignants circulaient librement entre Paris, Oxford, Prague et Bologne. Ce n’est qu'au XIXe siècle qu'elle est devenue un enjeu pour les Etats Nations qui ont contribué à son développement tout en cherchant à la contrôler étroitement. Aujourd'hui, l'internationalisation de l'enseignement supérieur est parfois perçue comme une menace. De fait, la mondialisation de l'économie tend à la marchandisation de services, et l'éducation n’échappe pas à cette règle. Nous refusons ce processus, car il est générateur d'inégalités. Des « usines à diplômes » proposent ainsi leurs prestations sur Internet pour des prix élevés et une qualité douteuse. Mais se replier sur son pré-carré national n'est pas une solution. L'ouverture à l'international est une chance pour les étudiants et les enseignants, à condition qu’elle soit conduite dans un esprit de coopération et pas seulement de compétition. Cette vigilance doit s’accompagner d’une lutte plus globale contre la marchandisation du monde et se traduire en actes dans la vie quotidienne de l’université. Pour les produits non locaux consommés dans les universités (café, thé, jus de fruits...), il est indispensable que cesdenrées soient issues du commerce équitable où les producteurs sont rémunérés dignement ! Nous devons veiller scrupuleusement à ce que les universités n'utilisent que des produits éco-certifiés. Du Nord au Sud :pour une solidarité des savoirs
Jamais dans l’histoire l’écart entre les riches et les pauvres n’a été aussi important. Jamais dans l’histoire, les rapports entre les pays du Nord et les pays en voie de « développement » n’ont été aussi inégaux. Jamais dans l’histoire, ceux qui disposent du pouvoir n'ont été aussi puissants, au point de mettre en danger le reste de l’humanité. Un des objectifs de Fac Verte est de faire émerger une réflexion et une parole des jeunes, mais aussi d'universitaires sur ces problématiques. Les questions du colonialisme et de l’esclavagisme, par exemple, mériteraient d’être bien mieux traitées par notre enseignement supérieur. La communauté universitaire a un rôle clé à jouer dans les politiques de coopération décentralisée. Il ne s’agit pas de se contenter de transferts technologiques ou d’assistanat, mais bel et bien d’organiser des échanges de connaissances et de savoirfaire, afin de progresser au Nord comme au Sud. Participer à toutes les initiatives, régionales, nationales, ou européennes, qui permettent aux pays du Sud de (re)construire leur enseignement supérieur est une nécessité. Le meilleur accueil doit être fait aux étudiants de ces pays qui sont venus étudier en France, et les universités doivent les aider dans toutes leurs démarches administratives. Une carte étudiante = Une carte de séjour ! La mise en place par Sarkozy d'une politique d’attribution de visas de façon plus restrictive pour les étudiants étrangers est un mauvais signe envoyé aux pays pauvres et n’est pas acceptable. Etudiants français et étudiants étrangers : l’égalité des droits est fondamentale ! Faites l’amour, pas la guerre !
De la place Tien An Men aux forums sociaux de Porto Alegre, la jeunesse a toujours été en première ligne des combats pour la liberté et la démocratie. Partout dans le monde, Fac Verte est solidaire de tous ces étudiants et intellectuels qui luttent, parfois au péril de leur vie, pour les droits de l’Homme et ceux des générations futures. Il est de notre devoir de soutenir par tous les moyens possibles l'émergence d'une société civile forte et dynamique dans tous les pays où triomphent la tyrannie et l'oppression. Riche d’idées, d’enthousiasme et de générosité, le monde étudiant a compris depuis longtemps que la conquête de la démocratie est un enjeu planétaire. Depuis l'école, l’enseignement des prouesses guerrières nous a inculqué l’idée que seule la voie militaire permettait des avancées de l’Histoire. La mobilisation, la motivation, la cohésion de sociétés, c’est-à-dire la dimension non-violente de la résistance, sont passées sous silence. Une formation à ces valeurs et moyens d'actions devrait pourtant être dispensée à tous les jeunes. La non-violence reste la démarche naturelle pour garantir la sécurité commune. Le choix d'une société fondée sur la justice et le droit ne peut être mis en contradiction avec les moyens mis en oeuvre. Fac Verte souhaite que soit instauré un service civil de paix afin d'agir dans tous les secteurs où des situations de conflit se développent.
|







