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Discuté en plein été, l' « arrêté licence » chargé de mettre en place les modalités d'organisation de la licence sur le plan des horaires, des contenus, des examens, des finalités du diplôme... a été promulgué.
De grands changement par rapport a la version précédente, qui ne vont pas tous dans le sens de la mise en place d'une université plus efficiente dans son rôle d'émancipation des étudiants, ont été adopté. Ces changements, devront se faire sans augmentation des moyens des universités. Comment les universités vont-elles pouvoir assurer toutes leurs nouvelles obligations sans devoir rogner une nouvelle fois sur une qualité de service déjà mise à mal ? Personne dans les ministères ne semble avoir donné de réponse.
Dans les faits, ce nouvel arrêté licence se traduit par une généralisation des heures de soutien, mais aussi par une perte d'indépendance pédagogique dans le contenu des enseignements proposés (articles 5 et 6).
Cet arrêté modifie aussi en profondeur les conditions d'obtention des diplômes . L’augmentation du contrôle continu est intéressante, mais en faisant parfois le seul moyen d'évaluation, obligeant à la présence en cours pour valider son semestre (article 11), pose de gros problèmes. Comment les étudiants les plus précaires, ceux qui sont contraint de travailler à des horaires pas toujours choisis vont-ils faire pour réussir leurs études ? Mystère. Mais ce n'est pas tout. En généralisant les compensations à tous les niveaux sans exigence d'élévation du niveau pédagogique, le nouvel arrêté induit une dévalorisation du diplôme car plus facile à obtenir. Le problème de la réussite à l'université n'est pas un problème de réussite aux examens, c'est de permettre a tous de réussir son parcours. La meilleure des universités n'est pas celle qui accepte les meilleurs, pour faire sortir les meilleurs mais c'est celle qui accepte tout le monde pour les faire sortir bons ou meilleurs. Ce n'est pas en cassant le thermomètre des évaluations que cela ce fera, mais en travaillant sur les moyens alloués à l'université et sur la pédagogie mise en place.
Pour Fac Verte, le seul point positif de ce nouvel arrêté est la mise en place de sessions de rattrapages à la fin de chaque semestre, mesure qui n'était pas encore généralisée. Pour le reste, Il y a de quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'université, prise en tenaille entre des réformes de fond qui lui demandent de remplir de nouvelles missions et des financements qui n'évoluent pas.
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